Ailleurs l'aurore !
D'ailleurs l'horreur
s'annonce en toute splendeur.
Ailleurs l'aurore !
Il n'est plus l'heure
de l'effleurement du sens
par la branche d'un mot,
bien pesé, enjolivé de virgules
et de blancs légers comme l'instant.
Ailleurs l'aurore !
L'horreur approche !
les pas battant le pavé
annonce bien des fureurs.
L'aurore dans son entrelacs de nuances
et son souffle de soleil est ailleurs ;
D'ailleurs l'horreur s'annonce déjà,
silencieuse en l'état actuel des choses,
dans ce temps encore ambigu où l'on croit apercevoir l'aurore.
Mais pas de méprise ! C'est bien Horreur qui au loin tapie guette ses proies,
Terreur ne tardera pas, et avec elle, erreur, torpeur,
En cortège sous nos fenêtres qui battront des mains,
Acclameront sueur, famille, patrie et travailleur,
Invoqueront rancoeur, peur et malheur,
définiront bonheur dans un cri vengeur
adressé aux infidèles de leur norme mérite.
Horreur s'annonce, Terreur la suit,
et avec elles, aigreur, tumeur,
tous racoleurs, galvaudeurs et salvateurs,
Ils se mettront en tête fureur,
au pas cadencé des basses cours
où se retrouvent les adorateurs de l'horreur.
L'aurore est bien loin, d'ailleurs,
à l'heure où je vous parle
Terreur sévit en bas de chez moi,
des cris et des courses se répondent,
on entends des coups de feu claqués
entre les murs silencieux et ternes de mon quartier.
Fureur est de retour, je l'entends qui grince sur le pavé,
Terreur, horreur, son armée se drapent de voiles salvateurs,
et dans les ténèbres c'est l'heure,
L'aurore est depuis longtemps morte,
ne reste que Capital,
Fureur de tout ce bruit mêlé de fusillade,
et le silence de mon quartier,
Répression d'un cri qui ne parvient à naître.
mercredi 2 juin 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Une petite coquille : "on entends des coups de feu claqués"
Je ne suis pas sensible à ce poème, que je trouve trop abstrait et trop triste. Faut-il qu'un poème finisse bien ? que les métaphores vivent heureuses et aient beaucoup d'enfants ? Peut-être pas de manière aussi caricaturale.
Ne semblant offrir aucune ouverture d'espérance, le poème semble aussi souffrir de l'absence de participation du poète à sa parole, comme s'il laissait des notions mener leur propre histoire : la disparition de l'aurore.
Enregistrer un commentaire