Seul au milieu des rondes de pluie,
Cherchant parmi les gouttes la mélodie
Des fracas de tôle et des rencontres de flaques,
La conquête sombre des détours de lampadaire
Et des trottoirs noirs encore du viol de la nuit,
Seul au milieu des rondes de pluie,
Là où le masque appauvri des apparences
dégouline le long des murs ternes et endormis.
Le temps de la halte est déjà souvenir,
Toujours mystère,
Il m'accompagne quand je suis seul,
Délaissé par la présence des hommes.
Le temps de la halte est souvenir, précieux,
survenant à n'importe quel moment,
Le temps de la halte est sûr pour l'errant,
Guettant à la lisière infinie du globe,
une lueur amicale dans la pupille d'océan.
C'est une île abandonnée au creux de la paume
d'un homme harassé par les détours du sentier centenaire,
C'est une perle oubliée au plus profond des yeux du voyant de la norme,
Un espace où je peux enfin respirer,
Espérer que la suite des journées mécanisées s'interrompent,
Où je peux attendre sereinement
La panne mondialisée.
vendredi 14 mai 2010
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