Marielle, Marielle… A quoi rime-t-elle, la cordiale ritournelle ?
des flots baveux chaleur de sens se présente à moi me cueille moi moi qui suis là écoute je tends l’oreille là ça parle ça prend ça saisit sans saisir ça dispose ça repose
autrefois si autrefois est dicible si autrefois donc j’étais un nid de fantasmes esseulé offert aux vents de ma propre fureur la niche d’un feu souffrant animant encore les braises de mon cœur superbe toujours superbe le guerrier descend de ses hauteurs pour propager le malheur de sa conscience défaite renouvelée d’un sectateur solitaire
les traits signes ne suffisent plus blessent l’autre autant que soi ils ont perdu le dire continue d’hurler dans ton caveau incompris tu fais bien
je fais je tends l’oreille surtout ici et sur tout c’est beaucoup dire des bruissements persévère les bruissements donc ont crû il a fallu aller les chercher d’abord tu parles d’une affaire ce sera pour une autre fois si ça se représente en attendant du sens les bruissements forment féminines hésitantes bagage historial à la frontière du vide incertitude liminaire nécessairement comme de bon droit car liminaire tu es lourd tais-toi
je reprends sans l’autre je poursuis j’écoute sur tout elle d’abord ça ne parlait pas puis bruits donc des couleurs avant les formes bruitage coloré éclatant l’aride silence des mots mêmes c’est dire l’artifice du feu ont retenti précipité la chute des cœurs dans la prison du discours du devoir de présence là maintenant
il fallait s’y attendre j’ai attendu mais pas cela deux se cherchaient comme si deux allaient de soi en couple il faut parler avant au moins faire semblant ça va de soi
ce genre d’histoire d’affaire toujours la même histoire il faut parler donc pour ne pas tomber continuer j’écoute les flots mêmes usés par leur répétition font encore sens le guerrier apprivoisé voit du devoir là où l’ouvert règne une main offerte il faut la prendre tu parles c’est fait deux s’agitent ils se voient naître bizarrement ils anticipent c’est déjà beaucoup trop et si fragile
je la tiens qui la main moi ou la main tenus de parler peut-être ça se taisait fermement pourtant elle était là dans le là qui déborde le sens merveilleusement amusés de sa tournure le devoir écrasant toujours l’incertitude cette sorcière
le silence et l’incertitude ont duré main dans la main je les romps pourtant je ne me souviens pas il y a un moi mais où était-il à ce moment-là il était bien là il tenait sa fleur près du cœur comme présent divin il voulait demeurer là attendant qu’un surcroît d’être s’amasse en durant être ou amour ici être devait être de l’amour ainsi souhaité
ce fut plutôt satisfaisant la présence remplit tous les silences
le feu forme amitié au présent fini le long fait de nous deux
tarie la source