Mes cauchemars, blessures, plaintes et remords
Tous ensemble perçus en un violent désaccord
Doivent sourdre de leur carapace de chair
Sans quoi le cœur en cette fange se perd.
Alors vêtu de désespoir, à la brune,
Sous l'œil voilé du ciel et de la verte lune,
Je pars, loin des miroirs qui ont figé mon émoi
Dans un reflet étranglé, un airain froid,
Briser l'insignifiante superficie
Qui hante mon être brûlé par lente asphyxie;
Sous ce résidu informe atteint d'aboulie
S'ouvre l'horizon intime d'une autre vie.
Porté par la splendide noirceur de la nuit
J'éteins mon être affairé et mes sens avertis
-Tyrans sous le joug desquels j'ai appris à vivre-
Et laisse éclore pour un temps l'être libre.
Dans cette nature hostile et précaire
Que nul homme ne trouble je trouve repaire.
Le parfum de la liberté gagne mon sang
Glorifié par ce chant, ce feu partisan,
Celui qui se déverse en flot rompu
Dans un fracas minéral, un relent impromptu:
Ma voix écorchée se perd dans la solitude
-Étrange monde où l'écho se dénude.
dimanche 10 janvier 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire