Suivre les lignes, qui se collent
sur le sol de nos entrevues.
Les passages se croisent,
palimpsestes de ville
qui recouvrent la terre nue.
Je croise encore ton ombre,
silhouette de mur,
fondant d'écueil en écueil,
sur les rebords de briques,
les comptoirs de zinc,
et les terrasses ensoleillées
de nos rendez vous d'été.
Les cartes se recollent,
dans la mixture des lignes de sol.
Carreaux de trottoir,
soupesant les pavés de nos murs.
L'horizon se fixe à nouveau,
deuil du jour,
un soleil meurt dans l'ombre
des cimes qui déchirent le ciel triste.
Ciments,
tours
et immeubles de verres.
Je cherche les lignes,
les traces,
laissées par l'usure des trottoirs ;
la faille,
dans l'écran sombre
qui aveugle le passeur d'eau.
Je compte sans nombre
quelques esquisses d'un monde nouveau.
Les lignes de sol,
se courbent
et s'envolent.
Dans l'envers d'une horloge
elles emportent le seul sentier,
pauvre de balises et d'espaces clos,
où j'avais cru,
peut être un Instant,
traverser le miroir des villes.
sur le sol de nos entrevues.
Les passages se croisent,
palimpsestes de ville
qui recouvrent la terre nue.
Je croise encore ton ombre,
silhouette de mur,
fondant d'écueil en écueil,
sur les rebords de briques,
les comptoirs de zinc,
et les terrasses ensoleillées
de nos rendez vous d'été.
Les cartes se recollent,
dans la mixture des lignes de sol.
Carreaux de trottoir,
soupesant les pavés de nos murs.
L'horizon se fixe à nouveau,
deuil du jour,
un soleil meurt dans l'ombre
des cimes qui déchirent le ciel triste.
Ciments,
tours
et immeubles de verres.
Je cherche les lignes,
les traces,
laissées par l'usure des trottoirs ;
la faille,
dans l'écran sombre
qui aveugle le passeur d'eau.
Je compte sans nombre
quelques esquisses d'un monde nouveau.
Les lignes de sol,
se courbent
et s'envolent.
Dans l'envers d'une horloge
elles emportent le seul sentier,
pauvre de balises et d'espaces clos,
où j'avais cru,
peut être un Instant,
traverser le miroir des villes.
2 commentaires:
J'ai lu un certain nombre de fois ce poème, et je ne m'en lasse pas. On y lit ton plaisir d'écrire ; cela change agréablement de certaines plumes mélancoliques. (sourire)
Je pense qu'il pourrait dignement figurer au centre de la grand-place de la citadelle, là où les lignes urbaines s'évanouissent...
J'aime beaucoup, surtout la deuxième partie où je retrouve la simplicité et le style épuré que j'aime tant. Retracer l'essentiel en un minimum de mot, voilà à mon sens tout l'art de la poésie.
Enregistrer un commentaire