mercredi 18 mars 2009


Je teinte encore le début de mes nuits,
Des perles noires de mes yeux d’encre.

La course, lente et surprenante
Du poignet espérant l’improbable.

Je teinte encore le début de mes nuits,
Terre qui se cherche encore,
Fenêtre, miroir, que l’on ne traverse pas.

Je teinte encore le début de mes nuits,
D’une palette, échouée sur les écueils
Du grondement retors de mes entrailles.

Cicatrices du grand jour,
Plaies de lumière,
suppurant du pue de leurs paroles.

Quelques échos nous renvoient à la langue des Maîtres
Qui rampe sournoise le long des ruelles
Où il n’y a pas si longtemps
Nous goûtions les lèvres irréelles
D’une camarade échappée de l’ombre.

Je teinte encore le début de mes nuits,
À la poursuite peut-être
De l’éphémère innocence,
Prémisse du déferlement,
Fumée palpable,
Reflet que l’on visite,

Fruit mythique,
Rassasiant l’homme affamé de possible.

Rêve

1 commentaire:

Robin Sandr a dit…

Je lis ce poème comme un prélude à l'écriture, le seuil d'un recueil. Il trouve donc parfaitement sa place à l'entrée de la citadelle, comme une réponse et une continuation du Prologue.
J'y apprécie la tonalité légère d'une plume joueuse, qui peint son labeur telle la promesse d'une récolte imaginaire.

Labourons, labourons, et faisons fleurir cette cité ! Bienvenue parmi nous daads !

(Si l'optimisme de ce commentaire dérange, l'imputer à l'abondant soleil de cette journée et à un Glass inspiré.)